Alfred DE MUSSET

(1810-1857)

 L’homme

Alfred De Musset est né à paris en 1810. Après de brillantes études au lycée Henry IV, il commeça à 18 ans à fréquenter les Cénacles Romantiques.

 

LES CENACLES ROMANTIQUES

Les cénacles furent le foyer du romantisme. Le cénacle était en général une réunion fermée dont les membres se groupaient autour d’un chef ou d’une idée.

 

Les plus importants ont été :

*   La Société des Bonnes Lettres (1821)

*   Le cénacle de la Muse française (pour le romantisme royaliste et catholique)

*   Le cénacle Delescluze pour le romantisme libéral et intellectuel.

*   Le Salon de l’Arsenal qui se constitua autour de Charles Nodier, qui se dispersa vers 1834

*   Le Salon rue Notre-Dame aux Champs qui se constitua autour de Victor Hugo. Là on lisait les ouvrages de Hugo, de Vigny, mais surtout on préparait la stratégie et les mot d’ordre pour le triomphe du romantisme.

Les journaux aidèrent les cénacles dans la lutte pour le triomphe du romantisme.

Les plus importants à mentionner sont :

*   Le Conservateur Littéraire Þ pour le parti royaliste et catholique

*   La Muse Française

*   Le Globe

*   L’Artiste, qui, fondé en 1831, deviendra après 1844 le porte-parole des théoriciens de « L’Art pour l’Art »

 C’est dans le Salon Hugo qu’on acclame en De Musset l’enfant prodige.

Son élégance, son esprit, son aisance mondaine, lui valent des succès flatteurs ; ses premiers vers sont accueillit avec enthousiasme.

Mais rebelle à toute servitude, Musset s’écarte bientôt de ses compagnons (il se  « dehugotisa ») et fixe les grandes lignes d’une eshétique qui fait de la poésie la transcription sincère des passions exaltées

Un grand désespoir d’amour (c’est de 1833 à 1835 que se situe sa liaison avec Georges Sand et sa crise sentimentale) vient lui fournir l’aliment nécessaire à son inspiration.

 Sa Souffrance, née de cet amour malheureux, fit du jeune poète un homme et ouvrit dans son cœur la source de la grande poésie, source d’ailleurs assez tarie.

A partir de 1842, Musset ne produisit plus que des vers où brillaient les dernières lueurs d’un génie défaillant.

Il fut reçu à l’Académie Française en 1852 et en 1857, usé par les excès de toute sorte, il mourut à l’âge de 46 ans.

 

Le poète

La passion, l’esprit et  la sincérité sont les caractères dominants de la poésie de De Musset.  A ces qualités maîtresses, il joignit l’art de la causerie et le don d’une versification souple et harmonieuse, pas toujours exempte de négligence et d’incorrections.

Romantique à sa manière, on peut voir en lui une intolérance contre tout système théorique bien arrêté et une tendance à suivre les impressions diverses de son âme changeante.

Dans le lyrisme de De Musset il faut distinguer deux périodes :

  1.  La première (1829-1833 avant Georges Sand) parcourue par un romantisme maniéré, où domine l’esprit, la causerie.
  2. La seconde dominé par la souffrance et la passion, sources uniques de sa poésie, qui l’ont fait ranger parmi les poètes romantiques.

 

L’œuvre poétique comprend :       Premières Poésies

                                                           Poésies nouvelles

La poésie de « Les Nouvelles Poésies » c’est la poésie de la Souffrance et de la passion, la poésie des NUITS et du SOUVENIR.

Les NUITS expriment les diverses phases de la souffrance du poète.

Dans la « NUITS DE DECEMBRE » un personnage lui parle. Ce personnage c’est la « SOLITUDE ».

Dans la « NUIT D’AOUT » la Muse revient et lui reproche de s’abandonner aux passions. Le poète pense qu’il est guéri et veut renaître au bonheur dans l’exaltation de nouvelles amours.

Dans la « NUIT D’OCTOBRES »  le poète se  croit guéri de son mal, mais en évoquant ses souvenirs, il maudit celle qui l’a fait souffrir. La Muse le console et le persuade que sa douloureuse expérience lui a enseigné à mieux apprécier les joies terrestres.

Mais c’est dans le « SOUVENIR » que le poète semble avoir atteint la sérénité. En revenant dans les lieux qu’il a visités avec George Sand, le souvenir le trouble , le fait souffrir, mais, adouci par le temps, il l’aime, il lui est  cher parce que le Souvenir est la seule chose qui reste dans le tumultueux devenir  de monde.

 

L’Homme de théâtre

 Parmi les écrivains romantiques, Musset est certainement le plus doué pour le théâtre.

Le premier décembre 1831, l’Odéon représentait « La Nuit Vénitienne », comédie  qui fut sifflée.

 Musset , dépité, renonça à écrire pour la scène et depuis lors, il conçus ses pièces  sans se préoccuper d’un public. Aussi a-t-il pu s’exprimer sans contrainte et son théâtre est lyrique au même degré que sa poésie.

 Il nous a laissé deux drames : « Lorenzaccio » et  « Andrea del Sarto » et des pièces réunis sous le titre : « Comédies et Proverbes ».

 

Contes et Nouvelles

 

Ce sont des œuvres pleines de finesse et de mesure qui révèlent le goût de l’écrivain pour l’esprit classique. (Ricordare « Le merle Blanc » dove ritorna il tema della solitudine  dell’uomo genio e il ricordo del tradimento della Sand)

 

Roman

 

“ Les Confessions d’un enfant du siècle” : C’est une œuvre romanesque, semi- autobiographique, où il se représente sous les traits d’un libertin qui croit trouver le bonheur dans l’amour, puis qui retombe dans ses déplorables habitudes et doit se résigner à perdre la femme aimée.