POSITIVISME ET LE REALISME

1857-80

 

Nous avons vu que le romantisme se présenta d'abord comme une réaction contre une conception de vie du siècle précédent.

Au XVIllème siècle, la philosophie avait abandonné la métaphysique et la morale pour occluper de questions sociales et politiques, L'idéal à tous ce n'est pas l'amélioration de « l'homme intérieur » ( qui avait été l'idéal du Grand Siècle) ( Classicisme ) mais la marche vers le progrès qui se réalise par la science et surtout par l'application des sciences . La religion au milieu de ce développement de la philosophie positive s'affaiblit.  A l'affaiblissement de l'idée religieuse avaient contribué la persécution contre les protestants, le Jansénisme, les disputes du XVIIème siècle lui-même et dont les sources sont à chercher dans l'esprit sceptique ( v. Montaigne) de la Renaissance.

Ce mouvemnt reprend librement son cours à partir de 1715(mort de Louis XIV).

 

En 1799, devant l'échec du rationalisme et la dissolution qu'avait opérée la Révolution, le sentinent de la religion des ancêtres se réveilla.  On ressentit de nouveau la nostalgie du passé.  C'est de cette nostalgie du passé que renait le sentiment de l'histoire dans laquelle on cherche plus précisément une force supérieure aux 'individus dont l'oeuvre puisse surpasser les buts arbitraires poursuivis par les volontés 'individuelles.  A l'art charmé d'érudition du siècle précédent on préfère le libre essor de l'âme populaire.  Le romantisme fut donc pensée et forme nouvelle de vie et il fut aussi aspiration vers l'absolu. Mais l'homme romantique a conscience de son inpuissance à atteindre cet absolu qui est son idéal.  De là un idéalisme qui penche vers le pessimisme.  Le héros romantique se trouve toujours en lutte contre sa double aspiration de l'absolu et du contingent, de la joie épèmère et du bonheur éternel.  Et c'est de ce contraste que jaillit la poésie romantique qui est l'effort de chaque poète pour donner une solution originale à ce contraste intérier   (HomoDuplex).

 

A partir de 1850 environ se manifeste une réaction contre les tendances métha-physique et religieuses du romantisme. .

En Philosophie domine le positivisme.  Le positivisme, qui se relie à la philosophie du XVIIIème siècle et aux idéologues de la première partie du XIXème  siècle (vedi fotocopia.Origines du Romantisme) qui avait subit l'influence du socialisme de Fourier, était une philosophie scientifique par sa méthode (v.  Taine).

 

Le positivisme ne s'adresse pas au sujet (romantisme) mais à l'objet sensible et fonde sa  recherche sur expérience telle qu'elle est donnée par la perception, rélévée par l'observation, vérifiée par l'expérimentation. Il s'ensuit comme dit A.Comte qui fut le fondateur que l'esprit humain doit renoncer à connaître l'être même des  choses et doit se contenter des vérités tirées de l'observation et de l'expérience des phénomènes.  Par extention on donna le nom de positivisme à ces doctrines qui se rattachent à celle d'Auguste Comte ou qui     lui ressemblent.

....    Le triomphe du positivisme  provoqua dans les milieux littéraires

une réaction  contre les excès lyriques, les débauches de la fantaisie et

l'individualisme des romantiques.

Cette réaction c'est le  réalisme qui devient plus tard le naturalisme.  En poésie nous avons la Poésie Parnassienne.

 

1.   Au « subjectivisme », à l' « 'individualisme », au « moi » du romantisme se substituent : L'objectivisme et l'impersonnalité de l'artiste.  Sur ce premier point, le réalisme est un retour au classicisme.

 

2.       Mais tandis que le classicisme s'en tient à la nature « générale, psycologique » et « choisie », le réalisme observe et reproduit la nature entière, extérieure ou intime, telle quelle se présente.Le réalisme est « documenté et intégral ».

 

3.     Le réalisme ne veut pas être esthétique, mais scientifique.  Il ne se propose aucune thèse, il est « indifférent et amoral » ( Vedere differenza con            elementi essenziali del Classicismo,fotocopia )

Il est évident que le réalisme se trouve en contradiction avec ses principes en proportion même du talent de l'écrivain.

Les plus illustes représentants du roman rèaliste et naturaliste ont été

*   Benjamin Constant

*   Stendhal

*   Balzac

*   Mérimée

*   Faubert

*   Maupassant

*   Les frères Goncourt

*   Alphonse Daudet

*   Emile Zola

 

La seule énumération de ces noms prouve quelles variétés et quelles contradictions peuvent se ranger sous un même titre.