SARTRE : L’EXISTENTIALISME

1.           Est-ce qu'au fond, ce qui fait peur, dans [la philosophie existentialiste], ce n'est pas le fait qu'elle laisse une possibilité de choix à l'homme ?
(L'existentialisme est un humanisme, p.15, Éd. Nagel, 1968)
 

2.           [...] l'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait. Tel est le premier principe de l'existentialisme.
(L'existentialisme est un humanisme, p.22, Éd. Nagel, 1968)
 

3.           [...] l'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir, et ce qui est conscient de se projeter dans l'avenir. L'homme est d'abord un projet qui se vit subjectivement [...]
(L'existentialisme est un humanisme, p.23, Éd. Nagel, 1968)
 

4.           [...] l'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être.
(L'existentialisme est un humanisme, p.23, Éd. Nagel, 1968)
 

5.           Mais si vraiment l'existence précède l'essence, l'homme est responsable de ce qu'il est.
(L'existentialisme est un humanisme, p.24, Éd. Nagel, 1968)
 

6.           En effet, il n'est pas un de nos actes qui, en créant l'homme que nous voulons être, ne crée en même temps une image de l'homme tel que nous estimons qu'il doit être.
(L'existentialisme est un humanisme, p.25, Éd. Nagel, 1968)
 

7.           [...] l'homme est condamné à être libre.
(L'existentialisme est un humanisme, p.37, Éd. Nagel, 1968)
 

8.           [...] l'homme, sans aucun appui et sans aucun secours, est condamné à chaque instant à inventer l'homme.
(L'existentialisme est un humanisme, p.38, Éd. Nagel, 1968)
 

9.           L'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie.
(L'existentialisme est un humanisme, p.55, Éd. Nagel, 1968)
 

10.      Un homme s'engage dans sa vie, dessine sa figure, et en dehors de cette figure, il n'y a rien.
(L'existentialisme est un humanisme, p.57, Éd. Nagel, 1968)
 

11.      [...] la seule chose qui permet à l'homme de vivre, c'est l'acte.
(L'existentialisme est un humanisme, p.63, Éd. Nagel, 1968)
 

12.      Je construis l'universel en me choisissant ; je le construis en comprenant le projet de tout autre homme, de quelque époque qu'il soit.
(L'existentialisme est un humanisme, p.70, Éd. Nagel, 1968)
 

13.      [...] les actes des hommes de bonne foi ont comme ultime signification la recherche de la liberté en tant que telle.
(L'existentialisme est un humanisme, p.82, Éd. Nagel, 1968)
 

  1. [...] je ne puis prendre ma liberté pour but, que si je prends également celle des autres pour but.
    (L'existentialisme est un humanisme, p.83, Éd.
    Nagel, 1968)
     
  2. [...] il faut que l'homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable de l'existence de Dieu. En ce sens, l'existentialisme est un optimisme, une doctrine d'action, et c'est seulement par mauvaise foi que, confondant leur propre désespoir avec le nôtre, les chrétiens peuvent nous appeler désespérés.
    (L'existentialisme est un humanisme, p.95, Éd.
    Nagel, 1968)